« Mieux vaut apprendre à un homme à pêcher que de lui donner du poisson… » Forts de ce constat, des ingénieurs (franco-suisses) estiment que leurs compétences technologiques et leurs savoir-faire peuvent contribuer à faire reculer le seuil de pauvreté dans les pays du «Sud». Le « meilleur des mondes » de demain sera-t-il globalisé par le capital sans le partage du savoir, véritable facteur de richesse dorénavant ? Actuellement 1/5 de la population terrestre détient l’argent et les connaissances face au reste du monde qui (sur)vit pourtant à côté d’énormes gisements naturels. Parallèlement, depuis la fin de la guerre froide, les pays riches font face à une déferlante d’immigrants clandestins cherchant au péril de leurs vies l’illusion capitaliste.
Former des techniciens et des entrepreneurs capables de générer des solutions techniques simples et pérennes au sein d’organisations de travail adaptées aux cultures et aux ressources locales, est une urgence pour combler le fossé Nord-Sud. Une (r)évolution positive ne peut plus être espérée à coups de crédits, aussitôt dilapidés que dispensés. "Ingénieurs du Monde" et la "Foundation for Technical Education" intègrent deux idées simples et fortes : - apporter un savoir-faire et des moyens techniques est plus efficace que de faire des dons; - partager avec les plus démunis n'appauvrit pas son efficacité, mais bien au contraire renforce son savoir et son efficacité. Leur partenariat a contribué à la naissance du « Kilimandjaro Institute International », (KITEC) centre de formation en nouvelles technologies (télécommunication, électronique et computer) à Arusha (Tanzanie), il y a deux ans.
Plus que jamais, la société de l’information, c’est aussi un village planétaire où il faut partager la formation…pour un développement harmonieux (donc durable).
Et Partager, ce n’est pas « donné(r) » !
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