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| Le Club suisse de la Presse - Geneva Press
Club a le plaisir d'inviter les journalistes suisses et étrangers
et ses membres à une rencontre de presse sur le thème |
« La
littérature russe aujourd'hui :
rencontre avec cinq écrivains »
avec
Andreï Bitov
Dmitri Prigov
Anatoli Koroliov
Sergueï Tchouprinine
Serguei Gandlevski
mardi 18 janvier 2005 à 17
h. 00
à "la Pastorale", Route
de Ferney 106
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M. Andrei Bitov (1937) : romans, scénarios de films, essais (la passion de sa vie : Pouchkine), récits de voyages (qui le rendent célèbre). Enseigne dans des universités européennes et américaines. Primé par de prestigieuses institutions littéraires (...) >> |
Andreï Bitov est né à Léningrad. Pendant le siège de la ville (1941-44), il est évacué dans l'Oural, puis à Tachkent (Ouzbékistan).
Après la guerre, sa famille rentre à Léningrad où Andreï achève d'abord l'école secondaire, puis l'Institut des mines. Il participe comme contremaître foreur à plusieurs expéditions géologiques.
Son premier recueil, "Le Gros ballon", publié en 1963, le fait connaître dans les milieux intellectuels. Encouragé par ce succès, Andreï Bitov publie en 1963-1967 les romans "L'Ile des pharmaciens", "La vie par temps venteux", "Jeudi après la pluie".
En 1965, il devient membre de l'Union des écrivains, ensuite il termine les Cours supérieurs de scénariste à Moscou. Il écrit les scénarios de plusieurs films dont le plus célèbre est "Jeudi et plus jamais", mis en scène par Anatoli Efros.
Andreï Bitov acquiert la célébrité dans le genre récits de voyages, en écrivant de véritables chefs-d'oeuvre: "Voyage vers un ami d'enfance", "Album géorgien" et "Un Russe en Arménie" (1960-1983).
Le roman " La Maison Pouchkine" (1978) fait de Bitov un classique de la littérature russe.
En 1979, avec Axionov Andreï Bitov tente de faire paraître en samizdat l'almanach "Metropole", après quoi il figure sur la liste des écrivains frappés d'interdit. Il faudra qu'il attende 1985, le début de la petestroïka, pour être publié de nouveau.
Depuis 1991, Andreï Bitov est président du Pen-club Russie. Le prix d'Etat de Russie lui a été décerné à deux reprises, il est titulaire de l'Ordre des Arts et des Lettres (France) et du prix pouchkinien Toepfer (Allemagne). Il vit à Moscou et à Saint-Pétersbourg, enseigne dans des universités européennes et américaines.
La passion de sa vie est Pouchkine à qui il a consacré de très nombreux essais. Avec l'humour qui le caractérise, il a été à l'initiative de la construction à Mikhaïlovskoié d'un monument au Lièvre que Pouchkine avait décrit dans ses notes biographiques.
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M . Dmitri Prigov (1940) : poète, ses textes – principalement des bouffonnades- sont publiés dans des revues éditées à l'étranger par des émigrants russes et dans quelques publications échappant à la censure en URSS. Egalement connu pour ses œuvres graphiques, collages, performances (...) >> |
Anatoli Koroliov naît à Sverdlovsk (Oural) et peu après sa famille s'installe à Perm (Sibérie). Il termine l'Université de Perm. Après deux années de service militaire dans l'Oural, il est journaliste dans des quotidiens urbains et à la télévision.
Il débute en qualité d'écrivain en 1967 avec le récit "Un Dessin sur thème libre".
Tout d'abord, il partage son temps entre la littérature et le cinéma. En 1966, il devient lauréat d'un concours fédéral de scénarios pour la jeunesse. En 1980, il s'installe à Moscou où il termine la section dramaturgie des Cours supérieurs de théâtre près l'Académie d'art théâtral de Russie.
Plusieurs pièces radiophoniques d'Anatoli Koroliov sont montées à Moscou. Elles sont aussi traduites pour être diffusées à Tallinn, à Bratislava, à Varsovie et à Cologne.
La pièce "La tête de Gogol" (1992) et le roman "Eron" (1994) lui apportent la notoriété et la critique le situe parmi les représentants les plus marquants de la littérature post-moderniste.
Pour le récit "La Tête de Gogol" Anatoli Koroliov a reçu le prix littéraire italien Penne. Il est membre de l'Union des écrivains et du Pen-club Russie.
Au congrès du Pen-club international, célébré à Moscou en 2000, avec huit autres écrivains, dont Vassili Axionov et Evguéni Popov, il s'oppose à la résolution condamnant la Fédération de Russie et signe une lettre ouverte au congrès soutenant la politique menée par la Russie au Caucase.
Parmi ses derniers romans, il faut citer "Le Serpent dans le miroir", "Leonardo", "Instinct numéro cinq" (2000-2004).
Ces oeuvres ont été traduites en bulgare, allemand, français, anglais, italien et espagnol.
En 2001, le cinéaste Youri Grymov a réalisé le film "Le Collectionneur" d'après un scénario écrit par Anatoli Koroliov (en collaboration).
L'écrivain s'intéresse à la mystique de Pouchkine et travaille avec Andreï Bitov sur un ouvrage consacré aux songes des deux hommes de lettres.
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| M. Anatoli Koroliov (1947) : D'abord journaliste (quotidiens urbains et télévision) puis écrivain. Partage son activité entre littérature et cinéma (scénarios de films) ; ses pièces radiophoniques lui apportent notoriété et prix littéraire (...) >> |
Sergueï Gandlevski est né en 1952 à Moscou.
Poète, prosateur et essayiste, il est diplômé de la Faculté de philologie, section russe, de l'Université de Moscou (1977). Il écrit des poèmes depuis l'âge de 18 ans. Sergueï Gandlevski a commencé à publier à l'étranger et ensuite dans des périodiques russes. Il a fait paraître des recueils de poèmes : "Récit" (1989), "La Fête" (1995) et "Abrégé" (1999); le récit "La Trépanation" (1996), l'essai "Cuisine poétique" (1998), et le recueil "L'Ordre des mots" (2000). Prix anti-Booker "Meilleur livre poétique de l'année (1996, "La Fête"), petit prix Booker 1996 pour "La Trépanation", prix Palmyre du Nord 2000 pour "Abrégé". Sergueï Gandlevski est membre de l'Union des écrivains russes. Il a pris part à des festivals poétiques et à des manifestations littéraires en Autriche, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Suède. Il collabore en tant que rédacteur à la revue "Inostrannaïa literatoura".
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| M. Sergueï Tchouprinine (1947) : débute comme critique littéraire dans différentes revues (longue collaboration à la Literatournaïa Gazieta). Ecrit sur les grands classiques et les auteurs contemporains. Dès 1993 : réd. en chef de la revue « Znamya » (...) >> |
Serguéï Tchouprinine est né le 9 novembre 1947, à l'infirmerie du camp de Oust-Chonoch, près de la vieille ville de Velsk, dans la région d'Arkhanguelsk. Il commence l'école dans ce même village, ce qui lui fait dire qu'il est dans une certaine mesure un nordique. Il se dit aussi dans une certaine mesure méridional, car il termine ses études secondaire dans le petit bourg de Tatsinski, dans les steppes du Don, où ses parents originaires de la région sont venus s'installer après avoir quitté le camp. Suivent ensuite les années d'université à Rostov-sur-le-Don, où il termine la faculté de philologie, des heures merveilleuses passées dans la réserve de la bibliothèque, l'atelier de littérature, la participation au journal des étudiants "Oudouvantchik" (le pissenlit), puis six mois dans un journal d'un arrondissement de Rostov et dix-huit mois dans le journal de la ville pour les jeunes. C'est alors qu'il débute dans la littérature : premières critiques dans les revues Don, Novy Mir (encore dirigé à l'époque par A. Tvardovski), Younost, Droujba narodov, participation à des séminaires de jeunes critiques. Bref tout cela devait immanquablement le conduire à préparer un doctorat à l'Institut de la littérature mondiale près l'Académie des sciences et à collaborer à la Litératournaïa gazeta durant treize ans.
Il a écrit sur les grands classiques ("Jean-Jacques Rousseau et Léon Tolstoï, deux critiques de la culture"; une étude sur le naturalisme dans la littérature russe des années 1870-1900), préparer la parution des oeuvres complètes de P. Boborykine et de A. Kouprine, des recueils choisis de N. Ouspenski, V. Dorochévitch, N. Goumilev, de proses du début du XXe siècle. Mais, le plus souvent et avec un grand plaisir, il écrit sur les auteurs contemporains, publiant de temps en temps des recueils de ses articles : Ton contemporain, Gros plan, Que nous enseignent les poèmes, Le présent qui s'impose, Situation.
En 1976, il adhère à l'Union des écrivains de l'URSS, puis en 1987 au Pen-Club Russie et en 1997, il fait partie des neufs fondateurs de l'Académie de la langue russe contemporaine. Distingué de l'Insigne du Mérite (1984), de nombreux prix (par l'Union des écrivains, la Litératournaïa gazéta et Oktiabr). Il a soutenu une thèse de doctorat sur la critique russe des années 1950-1980. Il a préparé une anthologie en trois volume, intitulée Le Dégel.
Il est vice-président de la section littérature de la Commission nationale des Prix près le Président de la Russie. Il a enseigné durant six ans à la faculté de journalisme de l'Université d'Etat de Moscou et ces dix dernières années à l'Institut de Littérature où il est chargé (avec Tatiana Bek) d'un séminaire de poésie. Il a donné de nombreuses conférences et participé à des colloques en Allemagne, Danemark, Kighizie, Chine, Mongolie, Etats-Unis, Ukraine, France.
En août 1989, il a été invité à occuper le poste de rédacteur en chef adjoint de la revue "Znamya". En décembre 1993, après le départ de G. Baklanov, il est élu à sa place au poste de rédacteur en chef de la revue. Il est aussi président du Directoire de la société Znamya, président du Fonds de soutien à la littérature et la culture Znamya.
Ces dernières années, il a peu de temps pour écrire, à part quelques articles pour la revue Znamya, mais aussi les gazettes Obchtchaïa et Litératournaïa
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| M. Sergueï Gandlevski (1952) : poète, prosateur et essayiste, il a pris part à de nombreuses manifestations littéraires à l'étranger. Il collabore en tant que rédacteur à la revue « Inostrannaïa Literatoura » (...) >> |
Dmitri Prigov est né le 5 novembre 1940, à Moscou, d'un père ingénieur et d'une mère pianiste.
Après ses études secondaires, il a travaillé deux ans comme mécanicien dans une usine. En 1957-1996, il suit les cours de sculpture de l'Ecole supérieure d'art industriel. De 1966 à 1974, il travaille au Département d'Architecture de la ville de Moscou. En 1975n D. Prigov adhère à l'Union des artistes peintres de l'URSS. En 1989, il participe au Club des Avant-Gardistes de Moscou (KLAVA).
Dès 1956, il écrit des poèmes. Dans les années 1970-1980, ses oeuvres sont publiées dans des revues éditées par les émigrants russes en France, aux Etats-Unis et en Allemagne, ainsi que dans quelques publications échappant à la censure en URSS. Ses textes sont principalement des bouffonnades, parfois dans un style exalté, proche de l'hystérie.En 1986, il est interné dans une clinique psychiatrique, mais il en ressort rapidement grâce aux protestations des artistes dans son pays (notamment B. Akhmadullina) et à l'étranger. A partir de 1989, ses poèmes sont publiés dans les revues Znamya, Ogoniok, Mitine journal, Moskovki vestnik, Vestnik novoï litératury, Novoïé litératournoïé obozrénié, etc. En 1990, Dmitri Prigov adhère à l'Union des écrivains de l'URSS; en 1992, au Pen Club. Depuis la fin des années 1980, il est régulièrement invité dans des émissions de télévision. Plus d'un dizaine de recueils de ses poésies et quelques romans ont été édités depuis 1990.
Dmitri Prigov n'est pas connu uniquement pour son activité littéraire, il est aussi l'auteur de nombreuses oeuvres graphiques, collages, installations, performances. Membre de l'Union des artistes peintres de l'URSS depuis 1975, il a participé à l'époque à diverses actions underground. Sa première exposition personnelle a eu lieu à la Struve Gallery (Chicago), en 1988. Le nom de Prigov est associé à de nombreux projets musicaux (avec le groupe Srednerousskaïa vozvychennost, le compositeur Sergueï Letov, etc.) et théâtraux. Depuis 1999, il est souvent appelé à participer au jury, voire le présider, lors de différents festivals.
Figure de proue de l'art anti-conformiste, D. Prigov vit et travaille à Moscou. |
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La rencontre
sera suivie d'un apéritif.
Au plaisir de vous revoir à cette occasion. |
Guy Mettan, Directeur exécutif
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