Par son récent ouvrage collectif, « ONU : droits pour tous ou loi du plus fort ? Regards militants sur les Nations Unies », qui paraît quelques mois avant les 60 ans de l’ONU, le CETIM souhaite diffuser des avis relativement peu entendus mais essentiels pour pouvoir entamer un débat sans concession sur l’ONU et tourné vers l’action.
Pour Samir Amin, s’il est indéniable que l’ONU soit indispensable, n’est-elle pas, depuis un certain temps, victime d’un complot ? Les actuelles propositions de réformes de Kofi Annan peuvent-elles redresser la situation ou au contraire éloigner encore plus l’ONU de ses buts et principes ? Quels sont les rapports de force passés et présents auxquels l’institution est soumise ? Quelles sont les propositions alternatives qui pourraient lui rendre ses lettres d’or et lui donner une impulsion conséquente aux luttes en cours ?
Rolande Borrelly reviendra sur une institution atypique et progressiste de l’ONU : la CNUCED qui a été l’objet d’espoirs concernant le développement et l’amélioration de la situation des pays du Tiers Monde. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Enfin, les deux auteurs mettront en avant la nécessité pour les milieux progressistes de la société civile et altermondialiste de s’intéresser de près à l’ONU. Peut-elle encore servir à défendre la paix, les droits des peuples et des êtres humains face à la loi du plus fort ou ne servira-t-elle qu’à « légaliser » l’action du dominant ? Comment parer effectivement les politiques dévastatrices des institutions financières internationales qui vont à l’encontre mêmes des fondements les plus progressistes de l’ONU ? En bref, quelles convergences entre les aspirations légitimes des mouvements sociaux et les droits stipulés par l’ONU ?